Alimentation

Alimentation

Carnivore et opportuniste. Ce sont les deux qualificatifs qui conviennent à la Cigogne blanche.
Carnivore car son régime alimentaire est composé de proies qu’elle capture de son bec puissant de 17 cm de long.

reptile1 Campagnol Criquet
écrevisse Grenouille verte mollusque1

Parmi ces proies :
-des insectes : criquets, sauterelles, libellules, coléoptères…
-des amphibiens : grenouilles, crapauds..
-des mollusques : escargots, limaces…
-des crustacés : écrevisses
-des reptiles : lézards, orvets, vipères et couleuvres
-des vers de terre
-des rongeurs : campagnols, mulots…

Opportuniste car elle s’adapte aux circonstances. Elle adapte sa méthode de chasse en fonction des sites fréquentés et des saisons. Ainsi on la voit chercher des lombrics dans les champs fraîchement labourés ou des insectes et des rongeurs derrière les tracteurs au moment des foins.
On la rencontre en groupe, parfois avec d’autres échassiers dans des prairies où la nourriture est abondante. A l’occasion il lui arrive même de fréquenter les décharges à ciel ouvert.
Ces décharges semblent jouer un rôle non-négligeable dans l’alimentation des cigognes : elles les fréquentent en nombre au moment des rassemblements pré-migratoires, regroupant oiseaux locaux et migrateurs de passage et c’est aussi sur les décharges ou à proximité immédiate qu’on peut observer les hivernantes.
Pour connaître le régime alimentaire il est possible soit d’observer des cigognes à la jumelle ou longue-vue, soit d’analyser des pelotes de régurgitation car elle rejette par le bec différents éléments non digérés de ses proies sous forme d’une pelote. En Loire-Atlantique la couleur rougeâtre de certaines pelotes de réjection montre que l’écrevisse de Louisiane, espèce introduite, est à son menu.

Alimentation des jeunes cigogneaux

Alimentation des jeunes cigogneaux :

Pendant qu’un adulte surveille la nichée, l’autre part à la recherche de nourriture. A son retour, il régurgite les proies dans le nid.

Le craquètement, expression sonore de la cigogne

Bien qu’elle ne possède pas de syrinx (organe spécifique aux oiseaux chanteurs) et qu’elle ne puisse pas chanter, la cigogne blanche émet pourtant un son en claquant son sec : c’est le craquètement.